Maliquefati – L’œuvre d’un héros

Couverture des Chroniques des Exilés

Il va sans dire que le blog est assez peu bavard ces derniers mois. Nous en sommes conscients et pourtant ce ne sont pas les idées d’articles qui manquent. Ce soir toutefois, je compte bien vous régaler, je l’espère, avec un vibrant hommage. Mais avant tout, il est nécessaire de replacer quelque peu le contexte.

Tout commença il y a 16 ans, alors que je me lançais dans une grande campagne du jeu de rôle Warhammer Fantasy, seconde édition. Tout droit sortie de mon imaginaire dérangé, cette campagne était celle de Melchior & la Fée corrompue. L’aventure prenait place dans l’Empire en 2519 du calendrier impérial et embarquait tout un groupe de héros d’horizons bien divers dans une enquête tordue, à la recherche d’un Répurgateur accusé de meurtre sur la personne d’un éminent membre du Collège de Magie d’Altdorf.

Étendue sur de nombreuses années, notre rythme de jeu étant réduit à une énorme partie annuelle, cette épique aventure trouva sa conclusion dans une version alternative du monde de Warhammer que nous connaissons (n’en déplaise aux puristes, sans rancune !), lors d’une grande bataille au cœur de la cité d’Altdorf assiégée par une légion de morts-vivants menés par Heinrich Kemmler himself (soyez rassurés, les gentils héros ont gagné mais avec une fin douce amer).

Cette vaste campagne vit la création de nombreux PNJ assez hauts en couleurs (Aaaah… Ma chère Cydonie…), au point d’éprouver personnellement une certaine tristesse à les abandonner, tous comme les héros campés par mes amis joueurs. Trois ans plus tard, une nouvelle idée germa dans mon esprit et vint très vite l’envie incontrôlable de poursuivre l’aventure. C’est ainsi que fut lancée la campagne Les Exilés.

Le concept : trouver une excuse pour bannir les héros de l’Empire (facile !) et les envoyer se perdre dans les Principautés Frontalière, vaste bac à sable avec lequel j’allais pouvoir créer librement un environnement à problèmes (en créant mes propres Principautés, jetant au rebus la carte officielle). Et la pierre angulaire de cette campagne allait être un village maudit, fief des héros.

Il serait bien trop long de vous raconter tout ce qu’il s’est passé d’incroyable durant cette campagne. Mais résumons tout de même un peu. Exilés et sans terre, les héros avaient trouvé refuge sur une butte rocheuse où gisaient les restes d’un village abandonné, Maliquefati, dominé par un antique temple autrefois dédié à une divinité oubliée, Moïra, à présent perverti par l’aura sinistre d’un infâme nécromancien, Ansgar, sommeillant au plus profond de l’édifice, devenu son tombeau.

Qu’ont fait les héros dans tout cela ? Embrassant la cause d’un nouveau compagnon de route rencontré durant leur exil, Travick Dortrim, dont l’ancêtre n’était ni plus ni moins que Terlor Dortrim le fondateur du village maudit suite à sa défaite contre Ansgar, les héros se sont mis en tête de rebâtir Maliquefati, explorer ses environs, nouer des relations diplomatiques et commerciales avec les principautés voisines et accessoirement, éliminer la vermine dormant sous ses pieds. Ce fut l’occasion de nombres de péripéties, de rencontres incroyables, de retrouvailles avec d’anciens compagnons et ennemis, de secrets antiques exhumés et de terribles tragédies. Au bout du compte, Maliquefati fut reconstruite et libérée de sa malédiction mais non sans sacrifices.

Cette campagne fut personnellement une expérience intense en terme de création, d’expérimentation et d’écriture, le tout bercé par une playlist que j’écoute régulièrement pour replonger intérieurement dans cette épopée (j’adore mettre mes parties en musique afin d’ajouter un peu d’émotion #jeracontemavie #jeparletrop). Si la première campagne disposait déjà de nombreux PNJ, ce n’était rien à côté de cette nouvelle aventure. Je dois dire que j’ai pris un plaisir immense à la mener de bout en bout, grâce à l’implication des héros (et des joueurs par leur incarnation). Au terme de l’aventure, j’étais encore plus triste que pour la première campagne mais j’étais fier du travail accompli et fier d’avoir de tels joueurs autour de ma table. J’avais clairement mis mes tripes dans tout ça, en allant même jusqu’à centrer l’intrigue principale sur l’héritage d’une ancienne famille de héros, les Dortrim, nom Ô combien important dans ma vie, puisqu’il nous a accompagné, mes amis et moi, dans notre vie de rôliste, de créateurs et de gamer, bref, un nom qui prend aux tripes et appelle à une profonde nostalgie. C’était en quelques sortes un cadeau que je faisais à mes potes et pourtant, malgré les retours enthousiastes suivant la conclusion de la campagne, j’allais subir un terrible revers un mois après avoir clôt cette campagne, et pas par n’importe qui…

Voilà ce que j’ai trouvé, de mémoire un soir de février 2026, caché dans un carton offert par mon très cher ami Uldaric. Le vil félon avait tout orchestré de sa main. Le plan était simple : me faire chialer comme une madeleine. Lorsque j’ai soulevé le carton occultant cette merveille de patience et de méticulosité, je crois me souvenir avoir fait un bref blocage le temps de comprendre avec stupéfaction que ce fieffé gredin avait réalisé dans mon dos, en un mois seulement, une reproduction de Maliquefati à partir de plans du village glanés sur diverses photos de nos parties de jdr. Vous imaginez la perversité de la chose ! Non ?

Une fois l’émotion incontrôlable à peu prêt maîtrisée et les larmes roulantes taries, une immense fierté m’a submergée. Celle d’avoir la chance de côtoyer un ami au talent incroyable, récompensant en une reproduction minutieuse tous mes efforts déployés dans la création de toutes ces histoires des années durant. Il a su magnifiquement concrétiser sous forme d’un diorama exceptionnel la vision que j’avais de Maliquefati, et que dire si ce n’est qu’il s’agit de l’un des plus beaux cadeaux d’anniversaire qu’il m’ait été offert. Merci à toi mon ami. Tu es l’un de mes héros et il m’était impossible de ne pas mettre ton œuvre en avant. J’espère que tu ne m’en voudras pas d’avoir dévoilé ton talent à nos rares lecteurs (et merci aux petites mains qui t’ont assisté dans cette création 😉 !).

A présent, je vous laisse avec quelques photos supplémentaires du travail d’Uldaric et une poignée de documents de jeu relatifs à Maliquefati si jamais vous souhaitez en apprendre un peu plus sur l’histoire de Travick Dortrim et ses ancêtres. Merci pour votre patience, merci d’avoir tout lu et à bientôt !

Journée RadBerry au Muton Noir ! Wow !

Vous êtes prêts ? Parce que j’annonce un pavé, « allégé » avec quelques photos, mais un pavé ! Toujours là ? Ok, alors on y va !

Les pétoches…

L’idée d’un événement tournant autour de la figurine post-apo me trottait en tête depuis un bon moment. Initialement, j’envisageais une rencontre autour du jeu PILLARDS, de Mathieu Néhémie (dispo sur notre blog). Mais j’ai continuellement repoussé… En arrière-plan, Rangers of RadBerry voyait le jour et évoluait tranquillement. La vérité c’est que j’avais la trouille d’organiser un événement avec des figurinistes chevronnés. J’ai organisé de nombreux jeux grandeur nature en 20 ans, avec de plus en plus d’assurance, mais ça, ça me fichait les pétoches. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas un « vrai » pousseur de figurines. Je suis de ceux qui n’aiment pas se taper des pavés de règles labyrinthiques et qui ne percutent pas très vite contrairement à d’autres qui assimilent naturellement et optimisent comme des chefs sur un champ de bataille miniature. Je suis souvent à contre-courant de la mode ludique et de ce fait à la ramasse dans bien des conversations en lien avec la mode du hobby… Quand je joue avec des potes ce n’est pas pareil, il n’y pas de pression. Là, je me disais que je n’allais pas être à l’aise et en décalage avec ce qu’attendraient les participants, bref je me dégonflais. Alors j’ai trouvé la parade : Une journée sur invitation, pour commencer, avec des gens que je connais et une pincée « d’inconnus » ou plutôt de copains de copains et de joueurs rencontrés sur les forums… (EDIT : et habitant pas trop loin de l’événement)

La Révélation !

L’élément déclencheur de cette journée fut une Révélation. Certains y verront sans doute de la branlette intellectuelle mais pour moi, cela résonnait tellement que c’était une évidence. Peinard dans mon lit, fin 2023, je relisais des fiches de personnages que j’avais écrit pour le jeu de rôle grandeur nature RadBerry, en 2017. Il s’agissait ni plus ni moins des backgrounds des créateurs du Muton Noir, le fameux refuge où se tient l’action principale de la Mission 2 du livre de règles Rangers of RadBerry. Et c’est là que je tombe sur ces quelques lignes dont certains détails avaient échappé à ma mémoire : dans RadBerry, le Muton Noir est officiellement créé en 2024 par Charles Maffroy et Jean-Guy Lagoutte ! Et là, déclic ! Mazette ! Mais c’est rigolo ça, que je me dit, l’année prochaine nous sommes justement en 2024 ! Hé… Mais attends voir ! Une journée RadBerry pour fêter ça en 2024, l’année de la création du Muton Noir dans RadBerry ce serait génial ! Pas le choix, c’est 2024 ou jamais !

D’accord avec moi-même sur l’année (c’est pas toujours simple…), je me mets en quête d’une date précise pour l’organisation de cette journée. Plusieurs week-end sont déjà pris pour le début d’année et j’arrive sur février… Le samedi 24 est libre… C’est le mois de mon anniversaire et l’année de mes 42 ans… Soit l’inverse de 24 et si l’on creuse plus loin (avec un esprit dérangé comme le mien) on serait le 24/02 soit les 4 chiffres composant l’année 2024… Ok ! Banco ! Ce sera le 24 février 2024 ! Après m’être assuré que le Muton Noir (celui dans la vraie vie) est libre, les invitations suivent peu de temps après (je ne peux hélas inviter tout le monde et je me fixe une limite pour cette première session). Plus question de faire machine arrière à présent !

Au boulot feignasse !

Durant cette période de préparation, j’ai eu plusieurs moments de flippe car après avoir fait l’inventaire de mon matos, il était clair que je ne pouvais pas couvrir tous les besoins des scénarios, surtout en termes de figurines. Tel que je voyais l’événement, les joueurs arrivaient les pieds sous la table, sans déplacer tout leur matériel. Mettant ce problème de côté, pour l’heure, et enfin équipé d’une imprimante 3D filaire, j’enchaînais les impressions et la conception de décors maison (l’impression 3D c’est bien mais ça doit rester un complément pour moi). Parallèlement, je bossais sur les scénarios 1 et 2 de la mission 3, relisais les règles et documents de jeu pour passer en V0.6, donnais une seconde jeunesse à la fiche de Ranger et réfléchissais à quelques idées de goodies à offrir aux joueurs le jour J. Au milieu de tout cela, j’avais bien du mal à avancer la peinture de mes figurines et ce n’est qu’au travers d’ateliers peinture menés de concert avec Uldaric que je parvins à me donner quelques coups de pied aux fesses…

Tout au long de cette préparation qui a couru, grosso modo, de mi-décembre à mi-février, quelques imprévus sont venus chambouler mon planning et j’ai donc dû revoir à la baisse mes ambitions. En premier lieu, je me suis concentré sur le scénario 1 de la mission 3 et laissé de côté le scénario 2. En second lieu, j’ai priorisé les figurines et demandé aux copains participants d’apporter leurs Rangers et Compagnons ainsi que quelques figurines du bestiaire en dépannage, au cas où. Cette période de préparation fut aussi l’occasion de revoir certains principes d’un futur supplément pour Rangers of RadBerry : les Scénarios sur le pouce. Une façon de mettre en place des parties rapides, sur une surface de jeu en 60 x 60 cm avec un système de combinaison d’étapes pour générer une partie (je ne vais pas tout vous expliquer ici, ce serait long 😉 ). Il fallait également s’occuper des décors mais pour sous-coucher en plein hiver ce n’est pas toujours simple (je n’ai pas la chance d’avoir une pièce dédiée à cela avec une température ambiante suffisante). A côté de tout cela, il fallait aussi gérer les goodies. J’avais quelques idées de base et plus la deadline approchait, plus les idées arrivaient, rendant inévitablement leur réalisation compliquée… Au bout du compte j’ai aussi priorisé sur ces éléments.

The Final Countdown !

Deux jours avant le jour J, je termine enfin la figurine de Jean-Guy Lagoutte. Personnage emblématique de l’univers de RadBerry, qui est à l’origine du nom du refuge Le Muton Noir. Élaboré sur Hero Forge par mes soins puis imprimé en résine par l’ami Uldaric, le concept me plaît et dès lors j’envisage de préparer une gamme de personnalités issues de RadBerry, sur Hero Forge.

Je rassemble ensuite tout le matériel listé dès jeudi soir et vendredi après midi, je charge tout dans la bagnole. Fin d’après-midi, je décolle tout content, direction la grange du Muton Noir à Oizon ! Quelques imprévus et un irrésistible réflexe poussant à discuter avec les copains de la grange dérèglent le continuum espace temps et me voilà, à 0h00 passé, devant les tables de jeu installées. Mais elles sont encore vides. Confiant et conscient que je vais me coucher juste un peu plus tard que prévu, je me lance dans l’installation, tranquillement. Mais quand on à envie d’offrir de belles tables aux joueurs, ça ne prend pas qu’un peu de temps… Oh que non… Oui toi au fond qui a déjà organisé ce genre d’événement tu le sais bien. Résultat des courses, couché quasiment 6h du matin pour me lever vers 8h50 afin d’accueillir les joueurs arrivant pour 9h30. Sur le coup, ça allait. C’est plus en fin de journée que ça a piqué méchamment ^^’ . Mais bon, avant d’aller me coucher, j’ai fait une séance de photos pour mon plaisir personnel et déjà rien que ça, j’étais aux anges.

Des bières et du jeu !

Les joueurs arrivant les uns après les autres furent accueillis avec des viennoiseries et du café, ainsi qu’un petit package de goodies comprenant un gobelet RadBerry, un set de 6 marqueurs indices (fait main, avec des capsules et des lettres découpées adhésives), un petit squelette en impression 3D (pour garnir un décors ou autre), un pin’s de Rangers du RadBerry (pareil, bricolage maison à partir de capsules), une fiche de référence, une fiche de Rangers, une fiche de succès pour la journée, le tout en version 0.6.

Le mot d’ordre pour cette journée était la liberté. Chacun pouvait commencer par le scénario qui lui convenait, s’essayer au concept (incomplet) des scénarios sur le pouce ou tenter l’aventure en testant les scénarios custom de Gil écrits pour l’occasion (merci encore à lui !).

Un coin réservé pour les créations des Rangers accueillit alors nombre de joueurs et peu de temps après, plusieurs parties se lançaient. Afin de renouveler le plaisir de jeu pour celles et ceux que j’avais déjà usé avec mes scénarios, un système de succès fut mis en place, ainsi qu’un système de défis (qui sera intégré prochainement aux règles).

La journée s’écoula très rapidement, ponctuée de moments d’euphorie lorsque l’on entendait quelqu’un crier haut et fort « 20 ! » pour signaler un coup critique de son Ranger lui octroyant le tirage aléatoire d’une carte à collectionner RadBerry (cartes réalisées spécialement pour l’occasion et présentant des profils de personnalités ou de lieux issus de l’univers). Et pour coller à l’ambiance (dans RadBerry, la fin du monde a eu lieu en 1995), j’avais préparé une playlist très 80/90s (avec une dominante de titres français).

Bref, la fin de l’événement arriva très (trop) vite au terme d’une journée très agréable ! Je pourrais lister nombre de situations de jeu qui m’ont vraiment fait rire (la faute à des jets pourris ou des jets de maître) mais ce serait abuser de votre patience et vous révéler certains moments narratifs. Il n’empêche qu’il y a vraiment eu des moments de jeu mémorables. Durant le repas du soir, nous avons listé tous ensemble les succès de chacun. Il n’y avait rien à gagner si ce n’est le plaisir de jouer et tenter de relever quelques petits défis (rien à voir avec les gros défis). Et puis est venu le moment du discours, plein d’émotions et d’annonces concluant cette journée formidable qui sera reconduite de toute évidence avec de prochains scénarios, peut-être en mode un peu plus ouvert, mon coup d’essai étant passé. Le mot d’ordre restera toutefois simplicité, convivialité et petit comité (nous étions 18 pour cette édition).

Voilà pour la première rencontre RadBerry (et le résumé qui va avec. Vous êtes toujours là ?). Elle fut (je pense) réussie grâce à l’implication de tous les participants et l’accueil royal de mes amis de l’association La Grange. Cette journée fut importante pour moi car elle m’a permis de partager un univers aux nombreuses références qui me tient vraiment à cœur et que j’espère faire évoluer ces prochaines années, sans trahir ma vision d’origine. Je sais que ça ne plaira pas forcément à tout le monde mais le plus important quand on crée, c’est de rester fidèle à ses idées. La cerise sur le gâteau, c’est lorsque les gens font vivre tout cela, et le transcendent.

Drenark.

Des tombes pour les cadavéreux !

 

Comme beaucoup de passionnés du hobby, il m’arrive d’errer sans but précis sur le net et allez savoir pourquoi, je me retrouve au bout de quelques heures avec un panier plein, validé et payé de surcroît. Dingue non ? Bon, j’ai une circonstance atténuante pour ce dont je vais vous parler, c’était en 2020 et vu que l’on ne pouvait pas jouer avec les copains, il fallait bien (encore) trouver des choses à peindre en attendant.

 

Je vais donc rapidement vous parler d’un set de 40 Gravestones (tombes) de chez TTCombat pour un prix tout à fait raisonnable (pour peu que l’on ait pas de quoi imprimer en 3D chez soit). Certes, on en trouve de plus belles sur le net mais j’ai trouvé que celles-ci avaient un aspect tout à fait acceptable et avec un peu de mise en scène, agrémenteraient parfaitement une table de jeu.

 

 

L’achat premier fut motivé pour notre projet Evil Dead et la mise en place du cimetière où repose le Necronomicon (voir l’article d’Uldaric) dans Army of Darkness mais c’est un scénario de Barbu (le cimetière des âmes perdues) pour Rangers of Shadow Deep (et oui, encore) qui a motivé la préparation de tout ce bazar en septembre 2021, avant la nouvelle édition du Muton Noir.

 

Pour résumer, j’ai récupéré des chutes de pvc 3 mm que j’ai sculpté pour réaliser des tombeaux ou de petites bases destinées à recevoir les pierres tombales. Pour le reste, j’ai raboté quelques-unes d’entre-elle pour leur donner un aspect incliné. S’en est suivi soucouche, peintoure, brossage, flocage et hop ! Terminé ! Pour le prix et le rendu, j’étais assez satisfait du résultat et sur la table, ça fait son effet.

 

Ces tombes sont encore disponibles sur le site de TTCombat mais aussi chez Philibert (c’est là où je les avais trouvé). Pour info, les tombes en métal que vous pouvez voir sur les photos viennent de chez Reaper Miniature il me semble (ça fait partie des trucs que j’ai acheté il y a longtemps et je n’ai plus la référence…).

 

Et pour terminer, vu qu’on parle de cimetière et de Evil Dead, un petit bonus, pour le plaisir et rire un peu, on en a bien besoin en ce moment ! Salut !

 

Rangers of Shadow Deep – La Campagne !

Enfin ! Enfin ! Nous avons joué la campagne du livre de base dans son intégralité ! Pourquoi avoir mis si longtemps à s’y mettre, alors que l’on vous rabat souvent les oreilles avec Rangers of Shadow Deep sur ce blog ? Et bien parce que nous voulions une table avec du tout peint et des décors adaptés aux descriptions présentées dans le livret, ce à quoi nous sommes presque arrivé malgré quelques compromis.

Pour vous raconter un peu notre vie, habituellement, durant nos vacances d’été, nous nous rassemblons entre vieux nostalgiques pour 2 jours de LAN intensive. Mais cette année, il en fut tout autre et pour changer un peu, le virtuel a cédé sa place au réel. Au lieu de cliquer frénétiquement sur nos souris, nous allions donc durant 2 jours lancer des dés et pousser du plomb (ou du plastique ça dépend). Cela nous donnait une date buttoir afin de nous activer à la peinture et aux décors nécessaires à la tenue de la campagne. Nous étions large niveau temps et après s’être répartis les tâches de préparation avec Uldaric (nos deux autres amis n’étant pas figurinistes forcenés comme nous), les ateliers confection de décors et peintures se sont enchaînés suivant la mouvance COVIDiesque et notre aptitude à la procrastination…

Cet article est donc destiné à vous montrer quelques photos de cette aventure épique (pour la conception des décors, on verra peut être dans un prochain article), avec quelques commentaires pour la forme (ne vous attendez pas à un rapport de bataille). Pour celles et ceux connaissant déjà les scénarios, vous constaterez que nous avons, faute de temps ou pour des raisons exprimées plus bas, adapté certains décors. A présent, place à quelques belles images (on l’espère) et moins de blabla !

 

Mission 1 :
La disparition

Scénario 1


Et voici Lancelefeu, à droite, courant avec une détermination sans faille vers l’objectif (toute ressemblance avec un certain Lancelot du Lac serait fortuite…)

Scénario 2


Scénario vivement déconseillé aux arachnophobes !

Mission 2 :
La tour d’alarme

Scénario 1

 
Mission d’infiltration pour nos Rangers tandis que les Gnolls vont et viennent dans leur campement, non loin de la tour d’alarme de Tor Varden.

 

Scénario 2


Une fois le campement Gnoll passé, l’infiltration dans la tour d’alarme commence. Les Rangers s’attendaient à une rude résistance mais en lieu et place, ils ont croisé le fer avec une meute de chien apathiques et un Shaman en carton.

 
On peut dire que le Golem était juste là pour faire beau ! Nos Rangers ont tellement été efficaces que le pauvre Shaman Gnoll s’est fait dérouiller avant même d’activer l’immonde créature de chair.

 


Cette salle regorge de mobiliers magnifiques et je ne résiste pas à l’envie de vous exposer le travail minutieux d’Uldaric, aidé de son assistante. Regardez-moi ce travail d’orfèvre et ce souci du détail ! Il est chiant d’être doué comme ça 😛 !

Scénario 3 

Allumeeeeeez le feuu ! Allumeeeeeez le feuueuuu !

         
Comme nous jouons tout en mode épique, deux Chevaliers des Ombres montent la garde. L’un d’eux est même le chef de l’Armée des Ténèbres dans un autre univers…

 

Mission 3 :
Descente dans les ténèbres

Scénario 1

 
Comme nous cet été, nos Rangers furent assaillis par une horde de Mouches. Ici pas d’escaliers mais une pente glissante comme il faut, qui n’eût toutefois pas raison de l’habileté de nos héros ! 

          


Scénario 2

 
Voilà nos Rangers arrivés au pied de cette descente interminable. La fin est proche et ils sont plus déterminés que jamais… A ne pas se noyer avant de parvenir au rivage !

   


Scénario 3



Nous pensions que ce Ver Fouisseur était une véritable menace mais il n’en fut rien. Il fut éradiqué aussi vite qu’il apparut. Hélas, Helga, aventurière fidèle et implacable, porteuse de torche, mourut ensuite brutalement, étouffée par une cendre volatile. Les dieux sont perfides…


Le combat contre le Troll fit rage entre les murs branlant de la vieille ferme en ruine. L’immonde créature fut mise à bat, non sans la mort héroïque de Lancelefeu, compagnon exceptionnel que nous pensions immortel.


L’instant épique où Sir Belvédère a bien failli y rester,
submergé par une horde de Gnolls sanguinaires ! Mais une intervention
Divine (événement inattendu et bienvenu) lui a permis de triompher du
mal et s’en sortir in extremis !

 

Mission Bonus :
Un détour inattendu (scénario inédit issu du magazine RAVAGE n°19)


Une aventure bien sympathique, en pleine forêt, pour clore nos deux jours de jeu intensifs et grappiller quelques points d’expérience en plus.

Voilà terminée l’exposition photographique de nos aventures dans l’Ombrefosse. Nous n’avons cessé de tarir Rangers d’éloges pour sa simplicité d’accès en terme de règles et ces deux jours de jeu ont renforcé cet avis. Avec des fiches de référence sous le coude, les sessions de jeu s’en sont trouvées plus fluides et les retours dans le bouquin de règles raisonnables. Seule ombre au tableau, la préparation du matériel, qui sans être un mal en soit concernant notre passion, peut être un réel frein pour les néophytes ou les débutants dans le hobby. Nous l’avons senti durant cette préparation, en particulier lorsque l’on constate que certains éléments de décors ne peuvent pas (ou vraiment rarement) être réutilisés sur d’autres jeux, ce qui a entraîné quelques compromis et adaptations (par exemple les escaliers qui descendent en serpentant, dans la Mission 3, que j’ai choisi de ne pas réaliser, après discussion avec Uldaric).

Alors oui, l’auteur nous dit bien dans le livret de règle que l’on peut adapter les éléments de décors tout comme les figurines, si nous voulons profiter du jeu sans se prendre la tête. Mais voilà, nous aimons quand ça grouille de décors 3D et quand la scène qui se joue sous nos yeux a de la gueule. Pour nous, ça renforce l’immersion… Mais le manque d’espace de stockage pour des plateaux spécifiques nous ramène bien vite à la réalité. A titre d’exemple, je vous laisse jeter un œil au blog de Dr. Mathias’s et son incroyable travail pour le scénario 1 de la Mission 3 (l’escalier). Ça a vraiment de la gueule mais après, il faut avoir de la place pour stocker un tel décors.

A titre personnel, j’ai débuté la lecture de la campagne Lumière Ardente et je dois dire que je me suis encore dit que sa préparation allait prendre une plombe et de la place, celle-ci comprenant 7 à 9 scénarios (si mes souvenirs sont bons) avec des salles de différentes tailles à chaque fois. Fort heureusement, cela se déroule dans un couvent en ruine et nous allons donc pouvoir tricher avec des morceaux de murs, agencés ça et là pour former les dites salles. La narration de Rangers n’a pas de limite, ce qui est à la fois sa grande force et sa grande faiblesse (si l’on souhaite être tout à fait raccord avec les descriptions des scénarios). Même si j’aime toujours autant ce jeu (vraiment beaucoup), j’aurais aimé que certains décors soient plus souvent réutilisables dans les scénarios suivant.

 

 

Quoiqu’il en soit, ce fut un grand moment de jeu où l’on a pris un réel plaisir à voir progresser l’histoire et nos Rangers (on a aussi pleuré la triste perte de fidèles Compagnons dont le potentiel de progression était haut… C’est la vie.) au travers d’un univers classique mais non moins intéressant. Nous attendons avec impatience la traduction des prochains suppléments (nous avons déjà Lune de sang & Autres contes sous le coude) et nous espérons également que la communauté française saura proposer des scénarios personnalisés pour prolonger le plaisir de jeu ! A ce propos, je vous oriente vers ma modeste contribution avec un scénario personnalisé, téléchargeable sur cette page et pour terminer en bôôôté cet article, je vous invite également à vous rendre sur le site du Barbu qui propose en libre téléchargement une mission courte, se déroulant dans un cimetière. Merci d’avoir lu jusqu’au bout et à la prochaine !

KLAATU ! BARADA ! N… ! Nicole !

 Je vous avais il y a quelques temps présenté l’impression 3D du support des nécronomicons dans Evil Dead III. Une impression pas des plus plus réussie compte tenu d’un énorme socle à la base dont l’utilité ne m’a pas semblé très évidente… j’aurais pu le recommencer en baissant la pièce dans CURA mais je préfère éviter autant que faire se peut de jeter des impressions à la poubelle ! J’ai donc décidé d’encastrer ce petit décor à un morceau de polystyrène extrudé qui m’a permis un peu plus de fioriture et la création d’un escalier en pierre plutôt fidèle au film !

Voici donc la bête une fois terminée ! Mine de rien, c’est le tout premier décor Evil Dead III que je termine depuis la création du blog. Un comble pourrait on dire, au vu du nom choisi par notre petite équipe.

J’l’ai dit ! …

Les tombes et les marches sont des moulages en plâtre résine issus de la gamme Hirst Art. Le reste c’est sable fin, petits cailloux et flocage divers. J’ai hésité à rajouter quelques bras de squelettes sortant du sol mais je pense que ceux ci seront mieux sur des socles individuels, pouvant ainsi être utilisés pour des combats ou des effets divers…